retour
LES POISSONS BLEUS
*

*Côte bleue - Christian Coudre - www.cotebleue.org

 LE MAINTIEN DES BANCS
Les Clupéïformes vivent en bancs compacts. La synchronisation de leur nage nécessite une rigueur qui est due en partie à leur vue, mais essentiellement aux organes récepteurs sensibles que sont les lignes latérales. Ces lignes sont constituées d'un canal sous-cutané contenant des cellules sensorielles hérissées de cils (les neuromastes), qui fonctionnent comme les crêtes de notre oreille interne. Sous l'eau, les ondes de pression parviennent à ces cellules par des canaux  traversant les écailles qui longent la ligne latérale et sont transmises au cerveau sous forme d'impulsions électriques par le faisceau nerveux. Ainsi, chaque poisson peut corriger ses mouvements de manière instinctive, ceux-ci étant fonction des mouvements des poissons voisins. Il en découle que les distances séparant chaque individu et les vitesses de nage sont constantes. Lorsque le banc est dispersé par un prédateur, le regroupement est immédiat.

La vie en banc offre certains avantages qui contribuent au maintient de l'espèce. La loi du grand nombre et la multitude d'éclats argentés parviennent à dérouter un prédateur qui se contentera parfois d'un individu malade ou plus faible que les autres.

A l'époque du frai, l'ampleur des rassemblements est considérable. 

Les reflets argentés sont dus à des cellules aux propriétés optiques spéciales: "les iridocytes". Ces cristaux brillants réfléchissent ou réfractent la lumière de différentes façons, produisant tantôt des reflets brillants tantôt une couleur blanche. 

*
 MODE DE NUTRITION
La structure branchiale et l'appareil digestif des Clupéïformes sont parfaitement adaptés à une nourriture planctonique. Les branchies renferment de nombreuses branchiospines qui forment un filtre très efficace. Les ouïes peuvent s'ouvrir largement et garantissent une circulation d'eau optimale.

Sardines et Anchois ne retiennent pas systématiquement tout le plancton, ils sélectionnent leurs proies qu'ils happent une à une ou par très petite quantité.

.
Clés d'identification
Alosa fallax
Haut des opercules légèrement striés
Ligne ventrale de scutelles saillantes
Engraulis encrasicolus
Grande bouche fendue en arrière des yeux
Museau conique proéminent. Bouche infère
Sardina pilchardus
Partie basse des opercules striée
Scutelles ventrales non saillantes
Alignement de points noirs sur le corps (+ ou -)
Ecailles superficielles facilement détachables
Sardinella aurita
Tache noire au bord des opercules
Ligne longitudinale jaunâtre en haut des flancs